Pourquoi l’espérance fuit-elle notre espace ?



Pourquoi notre espace d’humanité est-il devenu un espace que gagne la désespérance ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles chances l’espérance y a-t-elle encore ? Que pouvons-nous pour elle ? Ces questions hantent notre ‘aujourd’hui’ où la modernité aborde les rivages incertains de l’ère postmoderne...

De notre espace on a tendance à privilégier d’emblée les
contenus. Mais ici c’est d’abord le contenant qui importe. Le contenant ou l’englobant. C’est-à-dire ce qui délimite. C’est aux frontières que se joue le décisif de la clôture et de l’ouverture. Il s’agit de mener l’analyse jusqu’aux raisons fondamentales, c’est-à-dire englobantes. Soigner des arbres peut ne jamais prendre fin si on oublie que c’est d’abord la forêt qui est malade. Et, au-delà de la forêt, c’est tout l’écosystème qui peut être mortellement atteint.

L’espace des problèmes est sans doute plus important que les problèmes eux-mêmes. Des réponses trop immédiates occultent trop souvent les possibilités de réelle solution. Il faut commencer par dégager un
espace de dépassement. Il ne peut qu’être au-delà.

Quels mutants, donc, pour demain ?
L’aventure postmoderne est encore indécidée. Mais les signes abondent pour crier l’urgence d’une rupture et d’une conversion. Le mutant, est attendu hors de la caverne.