Le ‘gemüt’ bien orienté



Qu'il examine comment il aime Dieu et toutes les choses divines, les amis de Dieu, le service de Dieu et tout ce qui y touche, et ce qu'il éprouve à leur égard. Qu'il examine comment son ‘gemüt’ est tourné vers Dieu... (72)


Quand le ‘gemüt’ est bien et parfaitement orienté, tout va bien aussi pour le reste. Et
quand le ‘gemüt’ est perverti, tout est perverti, consciemment ou inconsciemment. (56)


Si le ‘gemüt’ est en parfaite disposition, il a
une inclination à se replier vers le fond où repose l'Image qui transcende toutes les facultés. Et l'activité du ‘gemüt’ dépasse en noblesse et en hauteur toutes les facultés, plus encore qu'un foudre de vin l'emporte sur une seule goutte. (70)


Cette puissance de conversion est bien dans le ‘gemüt’ qui
peut garder sans interruption son attache à Dieu et maintenir son intention, tandis que les facultés n'ont pas le pouvoir d'être constantes dans leur attachement. (70)


Quand le ‘gemüt’ est en ordre et parfaitement orienté, tout va bien aussi pour le reste. Et quand le ‘gemüt’ est perverti, tout est perverti,
qu'on s'en rende compte ou non. (70)


On n'en arrive là que
si le ‘gemüt’ n'est pas attaché aux choses, mais s'en va purement et exclusivement à Dieu, sans tergiverser, sans souci de jouissance ou d'utilité, sans faire attention à ce qui plaît et à ce qui déplaît, mais cherchant seulement et purement Dieu. (72)


Plus le 'gemüt' de l'homme est attaché à Dieu, d'un grand attachement intérieur, plus aussi son activité est pacifiée, ordonnée, harmonisée, et
plus il demeure inaccessible au trouble. (72)


Si quelque chose d'autre pénètre en son ‘gemüt’ malgré lui, qu'alors, dès qu'il s'en aperçoit, il s'élève au-dessus avec la raison.
Qu'il vire sa barque à l'aide de l'aviron de la discrétion, puisque aussi bien ce n'est pas sur une mauvaise route qu'il a engagé ses efforts. (72)