Plus fort que la mort



Mes enfants, le grain de blé doit nécessairement mourir si l'on veut qu'il porte des fruits. Qu'il meure et il portera des fruits nombreux et abondants. Mes enfants, il faut qu'il y ait ici mort, décomposition, anéantissement. Il faut qu'il y ait ‘Non sum’. (83)


Vous voyez bien cependant, mes chers enfants, que la nourriture corporelle que nous mangeons, le pain, le vin, et tout ce que nous prenons,
doit mourir à soi-même, se décomposer, avant d'être absorbé dans notre nature pour s'unir à elle. Il faut pour cela bien des morts. (32)


Le chemin le plus haut et le plus sublime auquel Dieu puisse nous appeler consiste à
imiter le merveilleux modèle de son Fils aimé entre tous, extérieurement et intérieurement, activement et passivement, avec le secours des images ou dans la contemplation qui dépasse toutes les images. (65)


La forme supérieure donnée à l'esprit créé par l'Esprit Incréé est d'autant plus haute que l'homme a davantage marché dans la digne
imitation de l'adorable modèle de notre Seigneur Jésus Christ, en toute patience, humilité et douceur. Le degré de la transformation correspond à celui de l'imitation, ni plus ni moins. (65)


Sachez-le,
un seul élan d'amour vers les saintes plaies de notre Seigneur est plus précieux devant Dieu que tous les jeux d'orgue, toutes les sonneries de cloches, tous les beaux chants, toutes les chasubles à écusson. (66)


Mes enfants, cette croix, c'est
le Christ crucifié. Il doit nécessairement être enfanté en toi, en traversant toutes les puissances, la raison, la volonté et aussi les puissances extérieures, les sens... (58)


C'est en traversant l'homme intérieur et extérieur que le tout aimable
Christ crucifié doit naître en nous et de nous. Et ainsi nous serons renés en lui, dans le fruit de son esprit. (58)


Dans cette naissance de la sainte Croix,
tous vos péchés vous seront complètement pardonnés. Puissions-nous nous attacher si fort à l'aimable Croix qu'est le Christ qu'il soit sans cesse engendré de nouveau en nous! (58)


C'est par la croix que nous devons renaître dans la haute noblesse qui était originairement la nôtre dans l'éternité. L'amour de cette croix nous y fera renaître et nous y élèvera de nouveau. (58)


Mais combien vite on oublie presque complètement cette aimable croix! Comme on lui ferme le fond et lui en refuse l'entrée par inclination et par amour des créatures! Ce qui, malheureusement, en ces temps lamentables, devient la règle parmi les gens de religion dont les cœurs s'en vont se perdre avec les créatures. (58)