Dans l’unité



Là l'esprit est conduit tellement près de l'unité, de l'Unité, simple et sans mode déterminé, qu'il perd la possibilité de toute distinction, même celle des objets et des sentiments. Car dans l'Unité, on perd toute multiplicité. L'Unité unifie toute multiplicité. (11)


Quand ces hommes reviennent à eux-mêmes, ils discernent mieux toutes choses et avec plus de joie que quiconque.
Ce discernement est né dans l'unité simple. C'est ainsi qu'ils discernent, avec clarté et vérité, tous les articles de la pure foi. Ils discernent, par exemple, comment le Père et le Fils et le saint Esprit sont un seul Dieu, et toutes les autres vérités de foi. (11)


Personne ne saisit mieux le
vrai discernement que ceux qui parviennent à l'unité. (11)


Dans cet état d'union à Dieu, l'esprit se détache de lui-même et de toute créature. Car
il perd, dans l'unité divine, toute multiplicité, étant élevé au-dessus de la multiplicité. (21)


En cet engloutissement
se perd toute ‘convenance’ et toute ‘différence’. En cet abîme l'esprit perd conscience de lui-même. Il ne sait plus rien ni de Dieu, ni de lui-même, ni de la ‘convenance’, ni de la ‘différence’. Plus rien de rien! Car il est abîmé dans l'unité de Dieu. Il a perdu toute distinction. (28)


On ne peut ni saisir ni suivre
l'absorption de l'esprit dans l'unité divine. Là, il se perd de telle façon qu'aucune intelligence ne serait capable de reconnaître s'il a jamais été créature. (32)


Vient alors la ‘malice spirituelle qui est dans les cieux’, c'est-à-dire les esprits subtils et les démons. Entre autres tentations, ils suggèrent aux âmes élevées la pensée qu'ils sont eux-mêmes Dieu. Mais s'abandonner à pareille pensée serait
la plus périlleuse des chutes. (75)


Il y a des insensés, des fous, qui
comprennent cela d'une façon charnelle. Ils viennent dire qu'ils seront changés en la nature divine. C'est tout à fait faux! C'est une pernicieuse hérésie. (32)


Même dans la plus élevée, la plus intime et la plus profonde union avec Dieu, la nature divine et l'être divin demeurent infiniment élevés au-dessus de toutes les hauteurs.
On reste face à un abîme divin qui demeure à jamais étranger à la créature. (32)


L'esprit est tellement plongé en Dieu, dans l'unité divine, qu'il perd tout ce qui le distinguait. Tout ce qui l'a amené à ce degré telles son humilité, ses intentions, sa personnalité même, tout cela perd alors son nom.
Il n'y a plus qu'une simple, paisible et mystérieuse unité sans aucune distinction. (7)