Tu es béance béante sur un infini

 

Qui es-tu donc pour que Dieu puisse jubiler en toi ? Tu es béance béante sur un infini.

Il est à craindre qu’ici nos évidences contemporaines ne puissent plus suivre. Ne tablent-elles pas sur la radicale
finitude, la stricte immanence et la totale clôture de l’humain ? Reste un ‘je’, simplement virtuel, apparition épiphénoménale d’un ‘ça’ logé en cul de sac.

Le ‘ça désire’ des pulsions biologiques. Le ‘ça parle’ des structures aveugles. Le ‘ça fonctionne’ des absurdes mécaniques.



Telle n’est pas, au départ, l’évidence chrétienne. L’humain n’est pas ‘bouché’ en ses profondeurs. L’humain est infiniment ouvert, béant sur un fin fond sans fond. Et c’est dans cette ouverture que se joue la décisive aventure de l’homme avec Dieu et de Dieu avec l’homme.